Informations générales

     Plusieurs sites internet fourniront à ceux qui le souhaitent de nombreuses informations sur les ressources touristiques qu'offre la station des Contamines - Hauteluce. En cliquant sur les adresses proposées ci-dessous, vous accéderez au site que vous aurez choisi:

Description générale de la station et de ses ressources: Information

Les pistes - Les remontées mécaniques - L'enneigement - La météo - Photos: Hiver

Escalade - Alpinisme - Randonnées - VTT - Canyoning - Tour du Mont-Bmanc : Eté

     Une carte décrivant de nombreuses promenades familiales peut également être obtenue au Bureau du Tourisme.

    L'Eglise du Plateau d'Assy, décorée par les plus grand noms de l'art contemporain, mérite également une visite. (Fernand Léger, Lurçat, Rouault, Germaine Richier.....)

Un peu d'histoire

    D'abord un peu d'histoire puisque, contrairement à certaines stations "champignon", les Contamines est un vieux village au fond d'une vallée en cul de sac qui bénéficie d'un des sites les plus beaux des Alpes.
     La vallée de Montjoie a toujours vécu cachée au pied du Mont-Blanc. Elle semble fermée au Sud entre Tré la Tête et le Col du Joly, par le massif de la Pénaz - Roselette, mais le Col du Bonhomme lui ouvre à la fois le passage sur la Tarentaise et sur le Val d'Aoste. Pour aller en Italie, il suffit de bifurquer à gauche par le Col de Seigne qui débouche sur Courmayeur. A vol d'oiseau la frontière italienne est distante de 6 kilomètre. Elle se trouve au Col Infranchissable, mais pour s'y rendre il faut être un alpiniste chevronné.

     On ne s'étonne donc pas que voyageurs, pèlerins, colporteurs, marchands.... et des hordes moins pacifiques , n'aient guère cessé de défiler. On avait du souffle pour monter, du jarret pour se retenir à la descente.

     Les premiers visiteurs étaient Celtes. En témoignent beaucoup de noms, tels que Nant (le Nant - Rouge, le Nant - Borant, le Bon - Nant) qui veut dire torrent.

    Un Montjoie est une hauteur fortifiée près d'une frontière. Le massif sur lequel sont installées les principales remontées mécaniques, semble bien avoir rempli un rôle militaire, avoir été fortifié depuis les temps les plus reculés. Au col de Tricot on trouve encore les traces d'une petit fortin qui a servi pendant la dernière guerre.

     De l'Etape, (en patois, les Tappes, terres cultivées en altitude), jusqu'à la base de Roselette, c'est un remarquable observatoire. On y surveille les passages par le Col du Bo,homme, par le Col du Joly (qui mène à Hauteluce et à Beaufort); on voit la vallée jusqu'à Saint Gervais. Tout ce qui passait était surveillé de ce Montjoie et des tours. Si c'était des marchands, on leur faisait payer douane ou péage. De là viendrait le nom du village "Les Loyers".

     En 1792, on vivait en économie fermée, produisant tout ce qi était nécessaire, et bornant ce nécessaire à ce qu'on pouvait produire. On cultivait la terre jusqu'à 1500 m. d'altitude. Au dessus seulement c'était des prés. Le blé n'arrivait pas à maturité tous les ans. Le pain de seigle était cuit tous les deux mois au four du village. On en mangeait chaque jour pas moins d'une livre par personne. La pomme de terre a été connue bien avant Paris. Elle aime l'altitude dont elle est originaire; on la plante en mai pour la récolter en octobre. Il n'y a pratiquement pas d'arbres fruitiers; les fruits venaient de Passy bien exposé au sud.

     En 1742, on dénombre pour les 950 habitants de la Vallée: 759 vaches, 316 veaux et génisses, 73 moutons, 408 brebis, 207 chèvres, et 130 cochons. La cochonaille se fumait toute seule dans la grande cheminée appelée "borne". Le plat du dimanche, c'est le "farcement": de la pomme de terre rapée crue, mélangée à de la pomme-fruit, du lard, des pruneaux, un peu de cannelle, quelquefois des oeufs. Il faut cuire quatre heures au bain-marie. L'ordinaire comporte tooujours la soupe consistante aux légumes, dans laquelle on laisse tomber quelques copeaux de tomme.

     Les habitations étaient de pierre et de bois et ne comportaient qu'une seule grande pièce avec l'étable en annexe. Au centre de la salle commune était placée une grande dalle de pierre à même le sol appelée "borne" sur laquelle on faisait le feu. Il n'y avait point de cheminée. La fumée montait vers le toit où il y avait une ouverture donjt on pouvait régler l'ouverture de l'intérieur. Dans les années 50, nous avons encore vu des maisons de ce type. A côté de la maison, on construisait sur un soubassement de pierres un "mazot". C'était une construction en bois qui servait à emmagasiner le grain. Les habitations étaient groupées. Du côté du Mont Joly les couloirs d'avalanches marquaient la séparation des hameaux. Là où on n'a pas construit jadis, c'est qu'il y a risque.

     Comme on vivait de l'élevage plus que de la culture des terres, il fallait nourrir les bêtes. On attendait juin, pour les monter dans alpages. C'était le travail des femmes et des enfants. Les hommes les ravitaillaient. On fabriquait gruyère, tomme, beurre, et enfin le sérac, fromage sans matière grasse. Les vaches étaient munies de clochettes, en bronze jusqu'au 19e siècle. Elles venaient du Tyrol. La fabrication locale commença à Chamonix vers 1860, elles furent dès lors en acier. Fort heureusement les alpages sont encore exploités aujourd'hui et vous pouvez encore entendre les cloches sur le versant du Mont Joly. L'alpage du Truc est également un excellent but de promenade.

     D'industries, il n'y en eut jamais.

     Mais de quand date l'ouverture des Contamines au tourisme ?
Dans la région, c'est Chamouny qui fut d'abord connu. En 1741 assure-t-on il reçut ses premiers anglais venus de Genève. A part les chercheurs de cristaux et les chasseurs de chamois, on ne s'aventurait guère en haute montagne. En 1760 un physicien suisse, de Saussure désire monter au Mont-Blanc pour des raisons scientifiques. En 1788, il voudra faire le tour du massif. Le 17 juillet, il part de Chamouny, il dort à Bionnay, passe par les Contamines qui est "un assez grand village", et où il a déjà couché à deux reprises. Il aura des émules. On veut tout explorer, chercher des voies nouvelles pour monter au Mont-Blanc. On découvre l'intérêt de Tré la Tête.

     Mais le vrai démarrage touristique de la région commence avec l'engouement des anglais pour l'alpinisme et pour la conquête de tous ces sommets inaccessibles avec l'aide des guides locaux. Avant 1850, il y avait déjà un hôtel aux Contamines. En 1850 se constitue la Compagnie des Guides, deux ans avant celle de Saint Gervais. Ils sont quatorze. On avait choisi d'habiles chasseurs de chamois qui connaissaient fort bien la montagne, et dont la prudence était connue. Ce n'est toutefois qu'avec l'apparition du chemin de fer ue le tourisme peut vraiment commencer. Annecy est relié à Paris et Lyon.

         Au début de ce siècle, on vient uniquement l'été. Les visiteurs apprécient la beauté du site, les innombrables promenades de toutes difficultés, depuis le sentier "à vaches" jusqi'aux"courses" impressionnantes réservées aux gens "de sacs et de cordes", avec crampons et piolets...et guides chevronnés. On venait en famille. Les mamans s'installaient un mois six semaines avec les enfants pour toutes les grandes vacances. Les messieurs se passionnaient pour la géologie, la flore, les panoramas? C'ètait le temps où le Club Alpin était une sorte de société scientifique assez fermée, pour amoureux de la Montagne qui avaient du temps devant eux. Après être venu queques années à l'hôtel (du Bonhomme) on cherchait un terrain à acheter pour construire. A l'époque, ce n'était pas par spéculation, ni pour placer son argent; c'était parce qu'on appréciait le pays. Les Contamines se sont ainsi développées par des familles qui se sont attirées mutuellement, ce qui marque encore le caractère de la station: on y compte quelque quatre cent cinquante résidences secondaires. Comparativement aux chambres d'hôtel, ou de meublés, la proportion est rrès importante.

     Vers 1930, il n'y avait au pays que trois boutiques. L'éclairage urbain, à partir de 1923, compte en tout et pour tout une lampe, sur la façade de la Poste, aujourd'hui démolie. L'interrupteur est à côté de la boîte aux lettres. Allume et éteint qui veut.
Pour se déplacer sur la neige, on utilise les raquettes. Les premiers skis font leur apparition vers 1900. Le ski n'était pas encore un sport. Les menuisiers du pays se mirent à en fabriquer en bois de frêne. Des courroies maintenaient les chaussures. En 1937, s'ouvrit la première vraie station de "sports d'hiver": un remonte pente venait d'etre installé aux Loyers. C'était encore bien nouveau. Il falut pour le construire faire appel à des fabricants de matériel agricole. La pente est faible, il n'est pas encore question de vitesse.. En 1946, la Société d'Equipement des Contamines se constitue. Elle établit au Nivorin un remonte pente qui donne cette fois 300 mètres de dénivellation. Le moment va venir où la station comptera deux champions de France. Puis elle poursuit l'installation méthodique d'un réseau de remontées mécaniques sur le plateau de Montjoie, étendant et perfectionnant chaque année. Les skieurs trouvent des pistes variées, de toutes difficultés, dans un paysage superbe. Aussi viennent-ils de plus en plus nombreux. En même temps, le Tour Pédestre du Mont-Blanc connaît, auprès des jeunes surtout, une notoriété aumoins européenne. Les Contamines en sont une étape privilégiée.

     Lorsque les TRICOUNIS furent construit en 1953, Les Contamines étaient essentiellement une station d'été vouée à l'alpinisme et aux randonnées. La clientèle de la station comptait entre autre des familles de coloniaux qui passaient cinq ou ou six semaines en Savoie, pour y respirer l'air vivifiant de la montagne. Le ski n'était guère pratiqué, et à l'époque, il y avait en tout et pour tout un seul et unique remonte pente au Nivorin. C'est au fil des ans, avec la mode des sports d'hiver, que les Contamines se sont également développées pour le ski. Aujourd'hui, Les Contamines peuvent répondre aux demandes de la clientèle aussi bien l'été que l'hiver.